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L'engagement collaborateur : ce n'est pas (seulement) une question de salaire

  • rodrigueztyphaine
  • 15 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Le manque d'engagement, ce fléau qui mine la performance durable des organisations, est souvent réduit à une simple question de rémunération. Si l'aspect financier est indéniablement un facteur d'attraction et de satisfaction minimal, il ne constitue en aucun cas le moteur principal de la motivation et de l'engagement à long terme. Pour une stratégie RH alignée sur la performance humaine, il est essentiel de comprendre ce qui nous meut réellement : la motivation intrinsèque.


La science derrière la motivation : la Théorie de l'Autodétermination


Depuis des décennies, la psychologie du travail a mis en lumière les mécanismes profonds de la motivation. L'une des approches les plus solides et reconnues est la Théorie de l'Autodétermination.


Cette théorie postule que pour être motivé de manière intrinsèque, c'est-à-dire par le plaisir, l'intérêt ou le sens de l'activité elle-même, et non par une récompense externe comme le salaire ou la prime, chaque individu doit satisfaire trois besoins psychologiques fondamentaux, considérés comme "innés et universels" : l'autonomie, la compétence et l'appartenance sociale.


Ignorer ces besoins, c'est risquer la démotivation, le désengagement et, in fine, l'épuisement professionnel.


1. L'autonomie : être l'acteur de son travail

Le besoin d'autonomie se manifeste par le

Infographie illustrant la Théorie de l'Autodétermination : trois cercles représentant l'Autonomie, la Compétence et l'Appartenance Sociale. Ces trois besoins réunis permettent d'activer la motivation intrinsèque et ainsi l'engagement collaborateur.

désir de se sentir à l'origine de ses propres actions. Un collaborateur se sent autonome lorsqu'il a une marge de manœuvre, une possibilité de choix réel dans la manière d'accomplir ses tâches, même si les objectifs (le « quoi ») et les raisons (le « pourquoi ») sont définis.

En entreprise, un manque d'autonomie se traduit par un sentiment de micro-management ou une exécution machinale des tâches, réduisant le travail à une simple contrainte.


2. La compétence : se sentir efficace et progresser

La compétence est le besoin de se sentir efficace, capable de maîtriser son environnement, ses tâches et de percevoir un développement de ses capacités. Ce n'est pas la compétence objective qui importe ici, mais la perception subjective de son efficacité.

Lorsque les défis sont trop simples, ou, à l'inverse, que les efforts ne débouchent sur aucun succès ou reconnaissance, la perception de compétence s'effrite, entraînant une perte d'intérêt.


3. L'appartenance sociale : le besoin de lien et de sens collectif

L'être humain est un être social. L'appartenance sociale est le besoin de se sentir connecté aux autres, de faire partie d'un groupe, et de vivre des relations interpersonnelles de qualité, fondées sur le respect et la confiance mutuelle.

Un environnement de travail toxique, l'isolement, ou le manque de cohésion d'équipe sont des freins majeurs à la satisfaction de ce besoin, impactant directement le bien-être au travail.


Psychologie du travail et communication interne : l'équation de l'engagement collaborateur


Comprendre ces besoins grâce à la psychologie du travail est une chose ; les satisfaire concrètement dans l'organisation en est une autre. C'est ici que l'art de la communication interne prend tout son sens en tant que levier stratégique. La communication n'est pas qu'une transmission d'informations ; elle est l'outil qui matérialise la culture et les pratiques RH/managériales.

  • Soutenir l'autonomie par la clarté : elle soutient l'autonomie en clarifiant les objectifs (le quoi et le pourquoi) tout en laissant la liberté sur le comment. Une communication transparente sur la stratégie renforce la confiance et permet aux collaborateurs de mieux comprendre le sens de leurs actions.

  • Renforcer la compétence par la reconnaissance : la reconnaissance non financière est un puissant vecteur de motivation intrinsèque. La communication interne doit ainsi créer des rituels et des canaux pour valoriser les succès, reconnaître l'expertise individuelle et collective, et rendre visible les opportunités de formation et de développement adaptées aux besoins réels.

  • Nourrir l'appartenance par le lien : elle nourrit l'appartenance en créant des rituels d'échanges, en valorisant le collectif et en encourageant l'entraide. C'est en faisant vivre la communauté que l'on renforce le sentiment d'appartenance.


Conclusion : l'alignement comme vecteur de performance


Le salaire est un pré-requis. L'engagement collaborateur durable, lui, est nourri par la satisfaction des besoins psychologiques fondamentaux d'autonomie, de compétence et d'appartenance. L'alignement entre les pratiques RH/managériales et une communication interne stratégique est la clé pour que ces besoins ne soient pas de simples mots, mais une réalité vécue par chaque collaborateur. C'est cette approche croisée qui permet aux organisations de se comprendre en profondeur et de performer durablement.



Vous souhaitez aligner vos pratiques RH et votre communication interne sur les leviers réels de motivation de vos équipes ?

Le cabinet Alzara allie psychologie du travail et communication RH stratégique pour diagnostiquer les besoins profonds de vos collaborateurs et construire des stratégies de communication interne cohérentes et engageantes.



 
 
 

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